Glorieux anciens : elle est pas belle la vie de Joël Sublet...
Faute de devenir professionnel comme il l'avait rêvé, Joël Sublet a éclairé durant plus d'une décennie le jeu du Feyzin FCBE, club phare du département dans les années 70-80.
Il vit aujourd'hui à Saint-Barth, au soleil, ou il poursuit ses rêves à travers les carrières dans d'autres domaines de ses enfants...
Il a tout pour avoir une vie de rêve…
Il séjourne huit mois sur douze sur l’une des plus belles îles du monde, exerce un métier qui le passionne et lui permet de bien vivre, après avoir réussi une première carrière professionnelle avec l’entreprise de caravane famliale qui portait son nom.
Même ses trois enfants connaissent la réussite parfaite dans le monde du show-biz*.
Alors, de quoi peut encore rêver Joël Sublet ?
Troquerait-il tout ce bonheur pour la carrière de joueur pro qu’il n’a jamais eu et que son talent naturel de numéro dix rapide à la technique eclatante lui autorisait probablement ?
Nous n’irons pas jusqu’à l’affirmer mais il est certain que l’homme, lui, en parle encore : « c’était mon rêve absolu. »
Deux fois pourtant il allait avoir l’opportunité de transformer le rêve en réalité, à l’OL, évidemment. Mais deux fois il allait être recalé, en tirant une leçon : « il fallait être bien plus méchant que je ne l’étais. Il est vrai qu’à l’époque, il y avait Di Nallo et Chiesa qui occupaient le même poste que moi. Etais-je aussi prêt à faire tous les sacrifices ? »
Les premiers pas du foot en salle...
La question restera en tous cas éternellement posée…
Pour le plus grand bonheur du Feyzin FCBE avec qui il allait écrire la plus belle page de l’histoire du club, en honneur de l’époque, équivalant du CFA aujourd’hui ou quatrième niveau national.
Avec une bande de copains, dont son beau-frère Alain Sagnol, il allait même frôler à deux reprises la montée en D3.
Leurs rivaux de cette période des années 70-80 avaient pour noms le SAL Saint-Priest, ancêtre de l’AS Saint-Priest, le SC Caluire-Saint-Clair et surtout le SO Pont de Cheruy des Bressan et Pergantis, contre qui il avoue encore aujourd’hui « ne jamais avoir gagné. On se faisait systématiquement bousculer la bas, devant des tribunes garnies de plus de 1000 spectateurs. »
Joël Sublet allait aussi connaitre les joies d’un titre de Champion de France militaire avec le 99RI de Sathonay et participer aux premiers pas du foot en salle avec encore l’idée de devenir professionnel, avant que celui-ci ne disparaisse sous les menace d’une FFF peu encline à voir une initiative privée marcher sur ses platebandes.
Passées les années Feyzinoises, il allait terminer sa carrière avec sa bande de copains, du coté de Solaise-Serézin, poussant le bouchon jusqu’à 39 ans en ce qui concerne les seniors… et jusqu’à 50 pour les vétérans !
Alors, elle a pas été belle la vie de Joël Sublet ?
* Joël Sublet vit aujourd’hui sur l’île de Saint-Barth ou il construit des maisons, qu’il revend ensuite. L’une de ses filles est animatrice télé, une autre chanteuse, tandis que son fils est manager de groupes musicaux.
Joël Sublet digest
Né le 10 avril 1949 à Bron
Feyzin FCBE de 56 à 84 (jusqu'en honneur, équivalent de la D4)
- de 85 à 89 : Solaise-Sérézin (Excellence)
Fin de carrière seniors à 39 ans
L'interview de Joel Sublet : 1ere partie (voir 2ème partie en bas de page)...
En 1970, avec Feyzin (accroupis, 4ème en partant de la gauche)
L'équipe du 99ème RI de Sathonay, championne de France 1971 (accroupis, 4ème en partant de la gauche)...
10 ans plus tard, toujours et encore à Feyzin (accroupis, 1er en partant de la gauche)...
L'expérience foot en salle (debout, 5ème en partant de la gauche), avec de grands noms du football de l'époque comme Eusebio (accroupis, 2ème en partant de la gauche) ou Gordon Banks (debout, 3ème en partant de la gauche)...
Lors de l'inauguration du stade Bernard Lacombe, au milieu des années 80 (accroupis, 2ème en partant de la gauche)...
Le football des copains (accroupis, 2ème en partant de la gauche)...
Meilleur pro, Bernard Lacombe, meilleur amateur, Joël Sublet...
Quelques foulées à Solaise-Srézin (à l'extrème droite)...
Avant de terminer avec les vétérans de Feyzin évidemment (accroupis, 5ème en partant de la gauche)...
L'interview vidéo de Joël Sublet (deuxième partie) : les matches à Pont de Cheruy, les levés de rideau, le Feyzin FCBE, Saint-Barth et l'Italie 1982, Georges Vernet...
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