Anciens

Glorieux anciens : Patrick Anton ne pouvait pas en rester là...

Faute d'avoir pu pratiquer à un jeu qui le faisait rêver, Patrick Anton a choisi un jour de devenir arbitre.
Une vocation et un plaisir qui l'a ensuite mener au sommet de sa confrérie, et permis de côtoyer les plus grands...



Glorieux anciens : Patrick Anton ne pouvait pas en rester là...
C’est l’histoire d’un « p’tit gars » que le foot et l’OL faisait rêver...
Un « p’tit gars » passionné, qui allait voir les pros de l’OL dans les années 60 en compagnie de son oncle, celui qui lui a donné le virus.
Mais aussi et surtout de se faire une heure de bus tout seul, à dix ans, tous les dimanches, simplement pour aller voir la réserve de l’OL de Villeurbanne, ou il habitait, à Balmont, ou elle évoluait à l’époque. Un « p’tit gars » que son père probablement trop protecteur a empêché de jouer au foot, pour ne pas qu’il se fasse mal.
Mais un « p’tit gars » aux idées longues qui, faute de pouvoir s’essayer à la douceur du jeu, a choisi une autre voie pour se frotter à la réalité des pelouses. Comme ca, juste pour voir et faire du sport…
« Comment devenir actif dans ce monde que j’aime tant ? » : ainsi s’est posée la question pour Patrick Anton, à 18 ans. Deux choix s’offraient alors de l’étudiant en droit qu’il était dans les années 70 : devenir dirigeant ? Non : « j’étais trop individualiste pour cela. »

De Brignais-Pont-Evèque à Nantes-Nice...

Un autre aspect du jeu allait toutefois retenir l’attention du jeune fan : ce bonhomme de noir vêtu, qui cavale et gesticule au centre du terrain. Une vocation venait de naitre, en même temps que le début d’une belle histoire.
Car Patrick Anton s’est vite pris au jeu, comprenant rapidement que l’art du sifflet pourrait le mener à ce qu’il n’avait même pas imaginé dans ses rêves les plus fous : côtoyer les stars du ballon rond.
Patiemment, mais surement, il s’est alors mis à gravir les échelons de sa confrérie, d’un premier match sifflé le 3 novembre 71 en 3ème série de district (AS Brignais – US Pont-Evêque) à sa première apothéose, son premier match au centre chez les grands, en décembre 90 (Nantes-Nice).
Mais un soir de mai 93, au Vélodrome, le rêve a failli tourner au cauchemard. Notre homme expulse Barthez et Boli et se fait la peur de sa vie en étant coursé par des supporters marseillais, puis menacé de mort à son retour entre Rhône et Saône.
De quoi en décourager plus d’un ! Pas Patrick Anton, qui est reparti de plus belle ensuite pour conclure vingt-sept ans de carrière dans l’arbitrage à la Mosson, six ans après sa mésaventure phocéenne, simplement peut-être parce qu’il voulait s’offrir une ultime sortie sur le terrain de plus passionné que lui, nous avons nommé Louis Nicolin…

Glorieux anciens : Patrick Anton ne pouvait pas en rester là...
Patrick Anton digest
Né le 15 février 54, à Lyon
Avocat
- De 72 à 77 : arbitre de district
- de 77 à 81 : arbitre de ligue
- de 83 à 88 : D3- de 88 à 90 : D2
- de 90 à 99 : D1 (1er match en 90 : Nantes-Nice)


Glorieux anciens : Patrick Anton ne pouvait pas en rester là...

Glorieux anciens : Patrick Anton ne pouvait pas en rester là...

Glorieux anciens : Patrick Anton ne pouvait pas en rester là...

Glorieux anciens : Patrick Anton ne pouvait pas en rester là...

Glorieux anciens : Patrick Anton ne pouvait pas en rester là...

Glorieux anciens : Patrick Anton ne pouvait pas en rester là...


Patrick Anton et la double expulsion du Vélodrome, son tour des stades, son erreur volontaire de Bastia, les rapport avec ses assistants, les joueurs, les dirigeants, son métier d'avocat, le sport, la confrérie des arbitres...


Jeudi 19 Novembre 2009


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