Anciens

Glorieux anciens : Eric Spadiny ne regrette rien...

Il fut probablement l'un des plus doués a fréquenter le centre de formation de l'OL. Mais ses dons immenses pour le football n'avaient d'égaux que ceux qu'il avait pour la vie et les potes...



Glorieux anciens : Eric Spadiny ne regrette rien...
« On ne vit pas avec des regrets et la vie que j’ai aujourd’hui me convient parfaitement. »
Tel est le regard que porte Eric Spadiny sur sa carrière. Car il est comme ca le deuxième de la fratrie de Saint-Maurice de Beynost : entier et le regard toujours porté vers l’avant, comme l’attaquant insaisissable qu’il a été sur... Et en dehors du terrain.
Car deux termes collent assez bien à ce qu’il était à l’époque du centre de formation de l'OL, dans les années 70 : « surdoué » et « enfant terrible. »
« Surdoué », c'est les anciens interviewés dans ces colonnes qui le disent : « Spad faisait des choses que personne d’autre ne savait faire avec un ballon. »
« Enfant terrible »... Car fêtard incorrigible, entraînant tout le monde dans son sillage, n’ayant que faire des règles strictes de la vie d’apprenti footballeuur de haut niveau, et croquant la vie à pleines dents : « C'était plus fort que moi. J'ententais un coup de klaxon en bas... Et c'était parti. »

La mamie était moitié sourde...

Glorieux anciens : Eric Spadiny ne regrette rien...
Alors, beaucoup de spécialistes parlent forcément de gâchis en évoquant son parcours, tandis que ses compagnons de chambré, les Philippe N’Dioro, Lolo Fournier, Jean-Jacques Nono, Joël Frechet et Franck Durix pour ne citer que les plus connus évoqueraient plutôt le meilleur des « potes », à une époque ou il n’était pas compliqué de faire le mur dans la maison qui abritait les stagiaires : « Il n’y avait pas de gardien et la mamie qui nous surveillait était à moitié sourde. Et puis, quand on avait fait deux heures de baby et deux autres de flippers… On s'emmerdait un peu. »
La suite se passait dans quelques établissements nocturnes lyonnais ou ou l’une des belles générations de jeunes de l’OL a laissé son empreinte et ou la dégaine de Philippe N'Dioro les faisait inévitablement reconnaitre.
Une vie trépidante, celle d'un jeune de son âge aussi, qui n'a pas empêché Eric Spadiny de débuter en D1 à l’âge de 17 ans, en 81, sous la coupe de Jean-Pierre Destrumelle, d’y effectuer quelques années en D2 et de devenir international espoir. Mais un beau jour de 86, probablement pour son bien, Robert Nouzaret lui explique qu’il serait préférable pour lui de s’éloigner de Lyon et de ses lumières.
Alors, « Spad » a laissé ses potes et ses habitudes lyonnaises pour faire la carrière minimum dans le ballon que ses immenses qualités l'autorisaient..
De Limoges à Bourges en passant par Le Puy, il a arpenté quelques saisons durant les terrains de D2 et de D3, avant d’atterrir à Montluçon. Certainement la ville moyenne qu’il lui fallait pour s’épanouir définitivement entre ballon vie familiale.
Pour preuve, il y vit encore, joue toujours de temps à autres avec les anciens du coin, entraîne la deuxième équipe de la ville et ne semble pas prêt de quitter l’Allier… Qui l’eut cru lorsqu’il avait 17 ans, alors que les lumières de la ville brillaient en lui ?

Eric Spadiny digest
Né le 28 septembre 1963 à Lyon
- Débuts au football à Saint-Maurice de Beynost
- De 74 à 86 : OL, jusqu'en D1 (1er match en le 30 octobre 81 - OL - Lens )
- 86/87 : Limoges (D2)
- 87/88 et 88/89 : Le Puy (D2)
- De 89/90 à 91/92 : Bourges (D3 à D2)
- De 92/93 à 97/98 : Montluçon (D3 et CFA2)

Palmarès
- Champion de France cadets avec l'OL
- International espoirs
- 31 matches de D1 (1 buts)
- 199 matches de D2 (44 buts)


La famille Spadiny au grand complet avec Eric (4ème en partant de la gauche), Monsieur Spadiny Père (6ème) avec à sa droite Madame Spadiny...
La famille Spadiny au grand complet avec Eric (4ème en partant de la gauche), Monsieur Spadiny Père (6ème) avec à sa droite Madame Spadiny...

Avec l'équipe du centre de formation de l'OL (accroupis, 6ème en partant de la gauche)
Avec l'équipe du centre de formation de l'OL (accroupis, 6ème en partant de la gauche)

Glorieux anciens : Eric Spadiny ne regrette rien...

Avec Bourges (accroupis, 3ème en partant de la gauche)
Avec Bourges (accroupis, 3ème en partant de la gauche)

Glorieux anciens : Eric Spadiny ne regrette rien...

Glorieux anciens : Eric Spadiny ne regrette rien...

Glorieux anciens : Eric Spadiny ne regrette rien...

Interview vidéo (2ème partie) : Eric Spadiny et le surdoué, le bar de la gare à Saint-Maurice, ses potes de virées, le mur du centre de formation, Serge Chiesa, l'OL d'aujourd'hui, l'équipe de France, Montluçon...


Jeudi 21 Janvier 2010



1.Posté par Florent Iwanicki le 03/03/2010 14:09

Facebook
o mon vieux Spad
http://www.facebook.com/florent.iwanicki

2.Posté par jean paul jullien le 04/03/2010 13:42

j ai joué contre toi ,moi je defendais les couleurs du cascol .j habite dans la drome maintenant et je rtevois parfois denis gagneux.grand joueur tu etais mais tu n as pas fait la carriere que tu aurais du faire.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter