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Nationaux
Coupe de France : Jean Gachon au cœur de la présidentielleIls ont tous été "l’homme du match". Puisqu’il fallait en ressortir un, c’est Jean Gachon qui a été nommé. Une vue d’en haut, avec le vice-président et quelques autres personnalités, sur une rencontre qui à jamais marquera l'histoire du club.
Il s’est installé sur une chaise. Tendu, mais heureux d’être là. Dix minutes avant le coup d’envoi, Jean Gachon tapait dans les mains des joueurs caladois à leur entrée sur la pelouse de Chouffet. Le président d’honneur du FC Villefranche est un passionné. De son club de toujours. Et cet événement, c’est un peu le rendez-vous de toute une vie de footeux. Ce soir, le FC Villefranche reçoit l’ASSE en 16e de finale de Coupe de France.
A peine le temps de s’asseoir sur une chaise mise là pour l’occasion, au cœur de la tribune « présidentielle », que le président voyait Bergessio, pour les Verts, faire trembler tout un public (1-0, 9e). Il n’y avait alors pas de geste de dépit dans la réaction de Jean Gachon. « C’est quand même quelque chose de vivre un tel match, ça joue contre Saint-Etienne », commente tout en sagesse le vice-président. D’un calme mesuré, il se levait pour la première fois du match quand Barreto expulsa de la tête le ballon au fond des filets (1-1, 26e). A peine croyable, le FC Villefranche tient tête au voisin stéphanois. Pendant que le maire Bernard Perrut se demandait ce que faisaient les joueurs pendant les 15 minutes de la mi-temps, Jean Djorkaeff, président de la coupe, revenait sur cette première mi-temps. « Sur un match, l’écart reste infime. Villefranche joue bien et pose des problèmes à Saint-Etienne. Je vois aussi qu’il y a des bons joueurs dans cette équipe de CFA. La deuxième période va être intéressante". A l'autre bout du monde
Jean Gachon au four et au moulin pour accueillir les invités
Jean Gachon, de retour des loges, revient sur le but de Saint-Etienne : « Il parait qu’il y a hors-jeu. A la télé, ils disent que c’est net. » Peu importe, le match reprend.
Le temps égrène ses minutes, ce qui n’inspire guère le président, Christian Du Verne : « On va avoir du mal à tenir. » Puis en rigolant : « devant on dirait l’OL ». Les occasions de buts s’enchaînent. Jean Gachon n’en finit plus de pousser des « mais c’est pas vrai, c’est pas vrai… » Et puis, il se lève, se retourne, et invite le public à donner de la voix. A cinq minutes de la fin, Sako faisait retomber la pression (1-2, 85e). « Il n’y a rien à redire, on a fait un super match. » Le président avait quasi refermé le catalogue des souvenirs que Lopez égalisait dans les arrêts de jeu (2-2). Il ne le dit pas, mais ça se voit. Des larmes au fond des yeux. Ce n’est pas un rêve. Même le maire de Villefranche y va de son commentaire : « c’est formidable, incroyable. » Et puis, Jean Gachon reçoit un appel : « Les Burnichon, qui sont à Saint-Domingue, et bien ils viennent de me téléphoner, ils regardent le match. Ils sont de tout cœur avec nous. » Dans la foulée, pris des désirs les plus fous, il s’en va voir Roland Romeyer, président de l’ASSE. « Je vais lui demander la recette du match, de toute façon je ne le lâcherai pas. » Le rêve est passé. Le FC Villefranche vient de tomber contre l’ASSE aux tirs au but. « Ca restera une belle aventure malgré tout. Car je pense qu’on aurait mérité mieux. » Jean Gachon descend les escaliers qui mènent aux vestiaires. Sans doute est-il allé rejoindre ses joueurs. Pour leur dire toute sa fierté. Et un grand merci pour lui avoir fait vivre ce match. C.P Mercredi 3 Février 2010
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