Après une première défaite contre le Gabon (2-0) et malgré un succès à l'arrachée face à la Zambie (3-2), ils ne sont pas convaincus. Yves, libéro en U17 à l'AS Minguettes aussi, déplore une présence trop importante d'Eto'o. Il dénonce aussi le fait que les Lions Indomptables aient pris goût au marketing. Ses parents regrettent Roger Milla...
Jeudi soir, Anthony, 16 ans, joueur de l'AS Montchat (Excellence) et d'origine lusitano-tunisienne, arrive au stade Marc Vivien Foe tout sourire. Les Aigles de Carthage mènent 1-0 à 18 heures 15. Il n'aura finalement pas le temps de railler ses copains trop longtemps. Le Cameroun passe avec un nul (2-2).
Abdallah, Jaïs , Aboubakar, Jassem, tous en U11 à l'école de foot du FC Lyon, sont soulagés par la qualification de l'Algérie en quarts de finale. Mais comme leurs parents, ils sont conscients de ce qui les attend : la Côte d'Ivoire.
« Ca va être un match de fou, s'enthousiasment-ils. Mais l'Algérie commence à se réveiller. Ils ont Drogba mais nous, on a Saïfi et Ziani. »
Fred (15 ans), libéro à l'US Vénissieux (Excellence) a un oncle qui a été formé à l'ASEC Abidjan. Dimanche matin, pendant l'échauffement avant d'affronter l'AS Craponne, il jure que « ce sera oeil pour oeil, dent pour dent. La Côte d'Ivoire a des stars et un entraîneur très spécial en la personne de Vahid Halilhodžić. Ils ne se laisseront pas démonter. Dans tous les sports, les quarts de finale sont les plus durs. »
Cette fois-ci, les coups de tête de Bouazza et Bougherra ne lui donneront pas raison (victoire de l'Algérie 3-2 a.p).
Ainsi vont les coeurs d'Afrique dans le Rhône et les alentours...
Mohamed Braïki pour Foot69